La saveur varie au fil de l’été. Je mets les petits fruits du Québec disponibles: camerise, fraise, bleuet sauvage, framboise, etc.
Rendement: environ 3 tasses de concentré, donc facilement 3 fois plus de limonade prête à boire.
Saviez-vous?
Vous n’êtes pas obligé de boire 8 verres d’eau par jour!
Bon, avouons-le : l’été, avec une limonade maison comme celle-ci qui traîne au frigo, boire ses liquides devient nettement plus facile. Mais si vous avez déjà culpabilisé de ne pas avoir « fait votre 8 verres d’eau » dans une journée, j’ai une bonne nouvelle : ce chiffre n’a jamais vraiment tenu la route scientifiquement.
D’où vient cette fameuse règle? On en retrace l’origine à une recommandation américaine datant de 1945, qui suggérait un apport quotidien d’environ 2,5 litres d’eau. Sauf que la phrase complète précisait qu’une bonne partie de cette eau provenait déjà de ce qu’on mange : fruits, légumes, soupes, yogourts, etc. Cette nuance s’est perdue en chemin, et il n’est resté que le chiffre rond, plus facile à retenir et à transformer en règle absolue. Depuis, plusieurs analyses scientifiques ont cherché une preuve solide derrière cette recommandation précise… sans jamais la trouver.
En réalité, vos besoins en liquides dépendent d’un paquet de facteurs : votre poids, votre niveau d’activité, la température extérieure, votre alimentation, et même votre état de santé. Et surtout, tous les liquides comptent, pas seulement l’eau plate : votre café du matin, votre thé, votre limonade maison, votre soupe, tout ça contribue à votre hydratation quotidienne. Chez la majorité des adultes en bonne santé, la soif reste un assez bon indicateur : si vous avez soif, buvez; si votre urine est plutôt pâle et que vous n’avez pas cette sensation de bouche sèche, vous êtes probablement sur la bonne voie. Les personnes chez qui ce signal est moins fiable, comme les personnes âgées (dont la sensation de soif diminue avec l’âge), ont avantage à boire plus régulièrement, sans nécessairement attendre d’avoir soif.
Alors la prochaine fois que vous vous versez un verre de cette limonade à la camerise et à la menthe, servez-vous-en sans compter les verres restants à « rattraper » dans votre journée. L’hydratation, ça ne se calcule pas au verre près, ça s’écoute.
RECETTE
Ingrédients
- Eau: 1 tasse (250 ml)
- Sirop d’érable: 1/4 tasse (60 ml)
- Menthe fraîche: les feuilles d’environ 4 tiges (ça peut être plus)
- Citrons: 3, pour leur jus
- Camerises (ou autres petits fruits): 1/2 tasse (125 ml)
Préparation
- Dans une petite casserole, porter l’eau et le sirop d’érable à ébullition. Ajouter les feuilles de menthe, remuer, couvrir et éteindre le feu. Laisser macérer de 5 à 8 minutes.
- Pendant ce temps, presser les citron dans le récipient d’un mélangeur électrique. Ajouter les camerises, puis le contenu de la casserole, y compris les feuilles de menthe. Réduire en purée jusqu’à obtenir une préparation homogène.
- Passer au tamis pour enlever la pulpe de fruits et les feuilles de menthe.
- Verser un peu de concentré de limonade dans un verre avec de la glace. Diluer à son goût avec de l’eau ordinaire ou pétillante. Il est possible de faire un gros pichet de limonade, ou servir verre par verre.
Faciles à faire, croustillants et plus légers qu’avec une pâte feuilletée, ces chaussons vont vous séduire. J’ai développé la recette en collaboration avec Camerise Québec et le Mouvement J’aime les fruits et légumes.
Saviez-vous?
La camerise, connaissez-vous ce petit fruit?
Si la camerise vous est encore méconnue, vous n’êtes pas seul : ce petit fruit bleuté, aussi appelé haskap, gagne en popularité au Québec depuis quelques années seulement, même si sa culture s’y développe activement. Sa forme allongée rappelle un peu le bleuet étiré, mais son goût est bien à lui : un mélange qui évoque à la fois le bleuet, la framboise et parfois même une petite note de cerise, avec un bel équilibre entre le sucré et l’acidulé. La camerise est disponible fraîche au début de l’été, mais surgelée tout au long de l’année.
Pourquoi ajouter de la fécule de maïs aux fruits
Ce petit détail, facile à négliger, joue pourtant un rôle essentiel. Les camerises, comme la plupart des petits fruits, libèrent beaucoup de jus une fois chauffées. Sans agent épaississant, ce jus resterait liquide, ce qui détremperait la pâte phyllo, déjà fragile et fine, pendant la cuisson. La fécule de maïs, une fois chauffée, gonfle et épaissit le liquide environnant, ce qui donne une garniture plus consistante, presque gélifiée, qui reste bien en place à l’intérieur du chausson plutôt que de couler et de rendre la pâte molle.
Pâte phyllo plutôt que pâte feuilletée : un choix qui change tout
Contrairement à la pâte feuilletée, riche en beurre incorporé directement dans les couches de pâte, la pâte phyllo est composée de fines feuilles sèches, badigeonnées de beurre seulement entre les couches, au moment de l’assemblage. Ça donne un chausson beaucoup plus léger, avec un extérieur qui reste très croustillant, sans la lourdeur ni la richesse en gras d’une pâte feuilletée classique. Une belle façon de profiter d’un dessert qui a tout d’une pâtisserie, sans l’ampleur qu’on lui associe habituellement.
Servis tièdes, avec un filet de beurre d’érable ou de caramel, ces chaussons sont une belle façon de faire connaître ce petit fruit d’ici à votre entourage, avec en prime, cette belle sensation de croquant à chaque bouchée.
RECETTE
Préparation : 20 minutes – Cuisson : 15 minutes – Rendement: 8 chaussons
Ingrédients
- 1 tasse (250 ml) de camerises fraîches ou surgelées
- 1 c. à soupe (15 ml) de sucre d’érable ou blanc
- 1 c. à thé (5 ml) de fécule de maïs
- 8 feuilles de pâte phyllo
- 4 c. à soupe (60 ml) de beurre fondu ou d’huile
- Garniture : beurre d’érable ou caramel
Préparation
- Préchauffer le four à 375 °F (190 °C)
- Dans un bol, mélanger les camerises avec le sucre et la fécule de maïs.
- Sur un plan de travail, déposer deux feuilles de pâte phyllo l’une sur l’autre. Badigeonner une mince couche de beurre fondu sur toute la surface. Couper la pâte phyllo en deux sur la longueur
- Déposer environ 2 c. à soupe (30 ml) de fruits sur une moitié, à la base. Replier la pâte sur toute la longueur. À l’aide d’un pinceau, badigeonner d’une mince couche de beurre sur toute la surface. Plier en triangles successifs jusqu’au bout du rectangle. On obtient un chausson en forme de triangle. Badigeonner une dernière fois de beurre.
- Déposer les chaussons sur une plaque de cuisson tapissée d’une feuille de cuisson réutilisable ou de papier parchemin.
- Cuire au four pendant 15 minutes.
- Laisser tiédir, puis garnir d’un filet de beurre d’érable ou de caramel.


